21 avril 2026 Hello , Welcome back to Francophone Weekly by TechCabal, your weekly deep dive into the tech ecosystem across French-speaking Africa. For readers who want to understand Francophone Africa beyond headlines—through markets, startups, and systems. New editions of the newsletter will land directly in your inbox every Tuesday at 12 PM WAT.

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Read in English L’Afrique de l’Ouest francophone fait encore face à une fragmentation à plusieurs niveaux : paiements, systèmes financiers et logistique — autant d’outils essentiels au développement du commerce. C’est précisément dans ces frictions que s’engouffre une nouvelle génération de startups. La semaine dernière, nous avons parlé de Sikili, qui rend les smartphones plus accessibles dans des villes comme Abidjan et Dakar.

Mais l’accessibilité financière n’est qu’une pièce du puzzle. Même quand les gens peuvent acheter, acheminer les produits là où ils doivent aller est une tout autre histoire. Aujourd’hui, nous nous intéressons à Afrisends, une startup qui dit vouloir résoudre les problèmes logistiques.

En Afrique de l’Ouest francophone, il existe déjà des acteurs majeurs comme Logidoo, qui bâtit des réseaux de traitement des commandes, d’entreposage et de livraison du dernier kilomètre sur les marchés clés. Pourtant, la logistique ici n’est pas un jeu où tout revient au gagnant ; c’est un patchwork de lacunes, d’inefficacités et de solutions informelles. Afrisends plante sa tente sur le segment B2B de ce marché, où elle estime que les défis persistent.

Nous parlons de la startup, du parcours de sa fondatrice, et de sa vision de ce qui manque encore au secteur logistique en Afrique de l’Ouest. Plongeons-y. 1. Le chaos logistique, raconté par une commerçante devenue fondatrice Zeinabou Sidibé Koné, PDG d’Afrisends.

Source de l’image : Afrisends Il suffit d’une image pour comprendre le problème. Des valises surchargées, un vol à 4h du matin, des kilos négociés au check-in. Et au bout du compte, un colis qui arrive peut-être, ou peut-être pas.

Pendant des années, c’est l’unique option qui s’offrait à la diaspora africaine voulant envoyer quelque chose chez elle. Pour Zeinabou Sidibé Koné, franco-malienne et cadre financière à Paris, ce casse-tête récurrent d’envoyer un colis à sa mère à Bamako, est devenu le point de départ d’une entreprise. “À un moment, tu arrêtes de subir,” dit-elle.

“En 2019, j’ai commencé à prospecter des partenaires et à proposer mes premiers services à mon entourage. La demande était là, immédiatement. Ce n’était pas une idée, c’était un marché.” Afrisends est née fin 2020.

Cinq ans plus tard, la startup s’est transformée en opérateur de sourcing et de logistique internationale couvrant quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso) avec une holding en France, Afrisends Bridgeworld. Le problème qu’elle résout, lui, n’a pas changé. Ce qui a changé, c’est l’échelle à laquelle elle le résout.

Un marché massif, une infrastructure absente La logistique en Afrique de l’Ouest francophone reste l’un des grands goulets d’étranglement de l’économie régionale. Le commerce intra-africain ne représente que 16 % du commerce total du continent, un chiffre qui reflète avant tout une réalité physique : les corridors logistiques entre pays sont fragmentés, coûteux et peu fiables. Selon un rapport par Afreximbank, les flux commerciaux entre les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) seraient 3,2 fois plus élevés si 100 % des routes interétatiques étaient correctement pavées.

Pour les entreprises, les conséquences sont concrètes et quotidiennes. Les mesures non tarifaires et la lourdeur des procédures douanières freinent les échanges non seulement entre les membres de l’UEMOA et les pays extérieurs, mais aussi entre les membres de l’UEMOA eux-mêmes, selon un rapport du Fonds Monétaire International (FMI) publié en juin 2025. Accéder à des fournisseurs internati